Pierre Fortin
*Le francais suit* Pierre Fortin is an emeritus professor of economics at the Université du Québec à Montréal. He taught macroeconomics, applied econometrics and international trade to some 12,000 students at UQAM and earlier at the Université de Montréal and Université Laval. He is a Fellow of the Royal Society of Canada, a past editor of L’Actualité économique, and a past president of the Société canadienne-française de science économique and the Canadian Economics Association. He is a knight of the National Order of Quebec. Pierre has published widely on inflation and unemployment, long-term growth, labour markets, and fiscal, monetary and social policies, mostly with a focus on Canadian issues. He has been a sought-for policy adviser and has used his research to make several concrete contributions to the design of various policies. For example, the evidence he found on the stiff employer and worker resistance to absolute wage cuts led him to caution against setting the inflation target at too low a level. His finding that a minimum wage exceeding 50% of the average wage had significant disemployment consequences brought the Quebec provincial government to follow a prudent and steady course in this area. His concept of the implicit wage subsidy offered by unemployment insurance was helpful in devising the 1996 federal UI reform. His estimate that the marginal tax revenue from universal low-fee childcare exceeds the marginal cost helped convince the federal government to go forward in this area in 2021. His estimates of rents from the exploitation of natural resources in the north facilitated the agreement between the Cree Nation and the federal government on the sharing of tax revenues. Pierre has been awarded the Gold Medal of the Governor General of Canada, the Prize of the French-Canadian Association for the Advancement of Science (ACFAS), the Doug Purvis Memorial Prize, and the Medal of UQAM. In 1995, he was cited as “the most distinguished Quebec economist” of the decade by membership vote of the Association des économistes québécois. He spent 25 years writing a monthly column in the French language magazine L’actualité. It earned him, four times, the Gold Medal of the Canadian Magazine Awards Foundation. He holds baccalaureates in classical humanities and mathematics (BA and BSc, Laval), a master’s degree in mathematics (MSc, Montreal) and a doctorate in economics (PhD, UC Berkeley). He is a father of five children. Pierre Fortin est professeur émérite d’économie à l’Université du Québec à Montréal. Il a enseigné la macroéconomie, l’économétrie appliquée et le commerce international à quelque 12 000 étudiants à l’UQAM et, auparavant, à l’Université de Montréal et à l’Université Laval. Il est membre de la Société royale du Canada, ancien rédacteur en chef de L’Actualité économique, et ancien président de la Société canadienne-française de science économique et de l’Association canadienne d’économie. Il est chevalier de l’Ordre national du Québec. Pierre a publié de nombreux travaux sur l’inflation et le chômage, la croissance à long terme, les marchés du travail, ainsi que les politiques budgétaires, monétaires et sociales, en se concentrant principalement sur les enjeux canadiens. Conseiller politique très sollicité, il s’est appuyé sur ses recherches pour apporter plusieurs contributions concrètes à l’élaboration de diverses politiques. Par exemple, les données qu’il a recueillies sur la forte résistance des employeurs et des travailleurs face aux baisses salariales absolues l’ont conduit à mettre en garde contre la fixation d’un objectif d’inflation trop bas. Sa conclusion selon laquelle un salaire minimum supérieur à 50 % du salaire moyen avait des conséquences importantes sur le chômage a conduit le gouvernement provincial du Québec à adopter une ligne de conduite prudente et constante dans ce domaine. Son concept de subvention salariale implicite offerte par l’assurance-chômage a été utile pour élaborer la réforme fédérale de l’assurance-chômage de 1996. Son estimation selon laquelle les recettes fiscales marginales générées par des services de garde universels à faibles frais dépassent le coût marginal a contribué à convaincre le gouvernement fédéral d’aller de l’avant dans ce domaine. |